domingo, 13 de novembro de 2011

Ignacio Ramonet: "o jornalismo tradicional está se desintegrando completamente"


O cidadão vive numa sensação de insegurança informativa

“O homem moderno está em perigo de se tornar um completo ignorante da informação", disse Ignacio Ramonet, especialista em mídia, em seu novo livro “A explosão do jornalismo (Edições Galilée, Paris, 2011). O desenvolvimento da Internet, que ameaça a “imprensa do papel (escrita)”, pode também marcar o surgimento de uma democracia renovada, transparência e fluidez a corroer todas as dominações.

"Le citoyen vit dans un sentiment d'insécurité informationnelle"

"L'homme contemporain court le risque de devenir un ignorant bourré d'information", explique Ignacio Ramonet, spécialiste des médias, dans son nouveau livre L'Explosion du journalisme (Éditions Galilée, Paris, 2011). Le développement d'Internet, s'il menace la presse papier, pourrait aussi marquer l'essor d'une démocratie renouvelée dans laquelle transparence et fluidité éroderaient toutes les dominations.

Entretien réalisé par Frédéric Durand (L'Humanité, Paris)

Vous dites que “le journalisme traditionnel se désintègre complètement”.

Ignacio Ramonet. Oui, parce qu'il est attaqué de toutes parts. D'abord il y a l'impact d'Internet. Il est clair qu'Internet, en créant un continent médiatique inédit, a produit un journalisme nouveau (blogs, pure players, leaks.) directement en concurrence avec le journalisme traditionnel. Ensuite, il y a ce qu'on pourrait appeler la « crise habituelle » du journalisme, qui préexistait à la situation actuelle, c'est-à-dire la perte de crédibilité, directement liée à l'accélération générale des médias ; la consanguinité entre un certain nombre de journalistes et d'hommes politiques. Le tout suscitant une méfiance générale du public. Enfin, il y a la crise économique qui provoque une chute très importante de la publicité, principale source de financement des médias privés. Ce qui entraîne de lourdes difficultés de fonctionnement pour les rédactions.

Vous évoquez une perte de crédibilité, pourquoi?

Ignacio Ramonet. La perte de crédibilité des grands médias s'est accentuée ces deux dernières décennies essentiellement comme conséquence de l'accélération du fonctionnement médiatique. La presse n'a jamais été parfaite, faire du bon journalisme a toujours été un combat. Mais depuis le milieu des années 1980, nous avons assisté à deux substitutions. D'abord, l'information en continu à la télévision, plus rapide, a pris le pas sur l'information délivrée par la presse écrite. Cela a abouti à une concurrence plus vive entre médias, une course de vitesse qui laisse de moins en moins le temps de vérifier les informations. Ensuite, à partir du milieu des années 1990 avec le développement d'Internet, et depuis deux ou trois ans avec l'irruption de « néojournalistes », ces témoins-observateurs d'événements (sociaux, politiques, météorologiques, faits divers. ) qui sont une nouvelle source d'information extrêmement sollicitée par les médias eux-mêmes.

Malgré ces pratiques de proximité, le public semble avant tout justifier sa défiance à l'égard de la presse par la promiscuité entre le pouvoir et les journalistes.

Ignacio Ramonet. Pour la plupart des citoyens, le journalisme se résume à quelques journalistes : ceux que l'on voit toujours et partout. Une vingtaine de personnalités connues, qui vivent un peu « hors sol », qui passent beaucoup de temps « embedded » avec les hommes politiques, et qui sont globalement fort conciliants avec eux. Bref, il s'est ainsi constituée une sorte de noblesse du quant à soi, leaders politiques et journalistes célèbres vivent et se marient même entre eux, c'est une nouvelle aristocratie. Mais ce n'est pas du tout la réalité du journalisme. La caractéristique principale de ce métier, aujourd'hui, c'est avant tout : la précarisation. La plupart des jeunes journalistes sont exploités, très mal payés ; ils travaillent à la pige, à la tâche, dans des conditions préindustrielles. Plus de 80 % des journalistes ont de petits salaires, toute la profession vit sous la menace de licenciements. Donc, à tous égards, la vingtaine de journalistes célèbres n'est pas représentative et masque la misère sociale du journalisme français. Et cela n'a pas changé avec Internet, cela s'est même aggravé. Dans les sites d'information en ligne créés par la plupart des médias, les conditions de travail sont encore pires. Est ainsi apparue une nouvelle sorte de journalistes exploités : les forçats de l'info, les pigistes d'abattage, les OS du Web, les galériens du clavier. Ce qui peut les consoler c'est que, peut-être, l'avenir leur appartient.

Dans ces conditions le journalisme peut-il encore se prévaloir du titre de quatrième pouvoir, agit-il encore comme un contre pouvoir?

Ignacio Ramonet. On assiste à une extraordinaire concentration des médias. Si on observe la structure de la propriété de la presse nationale française, on constate qu'elle est entre les mains d'un très petit nombre de groupes. Une poignée d'oligarques - Lagardère, Pinault, Arnault, Dassault. -, est devenue propriétaire des grands médias français. Des médias qui expriment de moins en moins une pluralité mais sont soupçonnés de protéger les intérêts des grands groupes financiers et industriels auxquels ils appartiennent. En ce sens il y a crise du « quatrième pouvoir ». Sa mission historique, qui consiste à créer une opinion publique disposant d'un sens critique et susceptible de participer activement au débat démocratique, n'est plus garantie. Aujourd'hui, les médias cherchent, au contraire, à domestiquer la société pour éviter toute remise en cause du modèle dominant. Les grands médias ont créé un consensus autour d'un certain nombre d'idées (la mondialisation, la construction européenne, le nucléaire, le libre-échange.) considérées comme étant « bonnes pour tout le monde » et qui ne peuvent être contestées. Si vous les contestez, vous quittez ce qu'Alain Minc appelle le « cercle de la raison ». Vous êtes donc dans la déraison.

Vous appelez de vos voux un cinquième pouvoir.

Ignacio Ramonet. Oui, si l'on fait le constat que le « quatrième pouvoir » ne fonctionne pas, cela pose un grave problème à la démocratie. Car il n'est pas imaginable de concevoir une démocratie sans véritable contre-pouvoir de l'opinion publique. L'une des spécificités d'une démocratie réside dans cette tension permanente entre le pouvoir et son respectif contre-pouvoir. C'est ce qui fait la versatilité, l'adaptabilité et la réalité de ce système. Le gouvernement a une opposition, le patronat a les syndicats. Mais les médias n'ont pas - et ne veulent pas avoir ! - de contre-pouvoir. Or il y a une forte demande sociale d'informations sur l'information. Beaucoup d'associations, comme l'Acrimed, par exemple, passent déjà au crible de la véracité, le fonctionnement des médias. Les gens veulent savoir comment fonctionne la manipulation médiatique. Pour mieux s'en défendre. C'est ainsi qu'aujourd'hui nos sociétés démocratiques construisent, dans le tâtonnement bien entendu, un « cinquième pouvoir ». Le plus difficile étant de faire admettre aux médias dominants que ce « cinquième pouvoir » puisse exister et qu'ils lui donnent la parole.

Vous faites dans votre ouvrage un constat alarmant sur l'avenir de la presse écrite en général, qu'en est-il de la presse d'opinion?

Ignacio Ramonet. Les journaux les plus menacés sont, selon moi, ceux qui reproduisent toutes les informations générales et dont la ligne éditoriale se dilue totalement. Si pour le citoyen il est important que toutes les opinions s'expriment, cela ne veut pas dire que chaque média, en son sein, soit obligé de reproduire toutes ces opinions. En ce sens, la presse d'opinion, non pas une presse idéologique qui se ferait le relais d'une organisation politique, mais une presse d'opinion capable de défendre une ligne éditoriale définie par sa rédaction, est nécessaire. Dans la mesure où, pour tenter de combattre la crise de la presse, des journaux ont décidé de mettre sur le même plan, dans leurs colonnes, toutes les thèses politiques, de l'extrême gauche à l'extrême droite, au prétexte que tout se vaut, de nombreux lecteurs ont cessé d'acheter ces journaux. Parce que l'une des fonctions d'un journal, en plus de fournir des informations, est de conférer une « identité politique » à son lecteur. Or désormais, « leur » journal ne dit plus, aux lecteurs, qui ils sont. Au contraire, ils troublent son identité politique et l'égarent. Ils achètent, mettons, Libération et y lisent, par exemple, un entretien avec Marine Le Pen. Pourquoi pas ? Mais ils peuvent y découvrir qu'ils ont peut-être quelques idées en commun avec le Front national. Et nul ne les rassure. Et cela les inquiète. Un tel brouillage de ligne a confondu de nombreux lecteurs. D'autant qu'aujourd'hui le flot d'informations qui circule sur Internet peut leur permettre de se faire leur propre opinion. En pleine crise des médias, le succès de l'hebdomadaire allemand Die Ziet est significatif. Il a choisi d'aller à l'encontre des idées et des informations dominantes, avec des articles de fond, longs, parfois ardus. Et il voit ses ventes s'accroître. Au moment où toute la presse fait la même chose : des articles de plus en plus courts, avec un vocabulaire d'à peine 200 mots. Die Ziet a choisi une ligne éditoriale claire et distincte, et se souvient par ailleurs que le journalisme est un genre littéraire.

S'agissant de cette hyperabondance d'informations, d'Internet et de ses réseaux sociaux, vous évoquez tour à tour sagesse collective et abrutissement collectif?

Ignacio Ramonet. Jamais dans l'histoire des médias on a vu les citoyens contribuer autant à l'information. Aujourd'hui, si vous mettez une information en ligne, elle peut être contredite, complétée, discutée par tout un essaim d'internautes, qui, sur beaucoup de sujets, seront au moins aussi qualifiés, voire plus, que le journaliste auteur de l'article. Donc on assiste à un enrichissement de l'information grâce à ces « néojournalistes », ceux que j'appelle les « amateurs-professionnels ». Rappelons que nous sommes dans une société qui n'a jamais produit autant de diplômés de l'enseignement supérieur, le journalisme s'adresse donc aujourd'hui à un public, qui par segments, bien sûr, très éduqué. Par ailleurs, les dictatures qui veulent contrôler l'information n'y parviennent plus, on l'a vu en Tunisie, en Égypte et ailleurs. Souvenons-nous que l'apparition de l'imprimerie, en 1440, n'a pas uniquement transformé l'histoire du livre, elle a bouleversé l'histoire et le fonctionnement des sociétés. De même, le développement d'Internet n'est pas qu'une rupture dans le champ médiatique, il modifie les rapports sociaux. Il crée un nouvel écosystème qui produit parallèlement une extinction massive de certains médias, en particulier de la presse écrite payante. Aux États-Unis quelque 120 journaux ont déjà disparu. Cela veut-il dire que la presse écrite va disparaître ? La réponse est non, l'histoire montre que les médias s'empilent, ils ne disparaissent pas. Cependant, peu de journaux vont résister. Survivront ceux qui auront une ligne claire, qui proposeront des analyses fouillées, sérieuses, originales, bien écrites. Mais le contexte d'hyperabondance d'informations a également pour effet de désorienter le citoyen. Il n'arrive plus à distinguer ce qui est important et ce qui ne l'est pas. Qu'est-ce qui est vrai, qu'est-ce qui est faux ? Il vit dans un sentiment permanent d'insécurité informationnelle. De plus en plus, les gens vont donc se mettre rechercher des informations de référence.

Comment assurer un avenir à l'information et à ceux qui la font alors que celle-ci est désormais accessible gratuitement?

Ignacio Ramonet. S'il est incontestable que c'est la presse en ligne qui va dominer l'information dans les années à venir, reste évidemment à trouver un modèle économique viable. Pour l'instant, la culture dominante d'Internet est effectivement la gratuité. Mais nous sommes, au moment actuel, entre deux modèles, et aucun des deux ne fonctionne. L'information traditionnelle (radio, télévision, presse écrite) est de moins en moins rentable, et le modèle de l'information en ligne ne l'est pas encore, à de très rares exceptions près.

Au fond, ces nouveaux espaces médiatiques ont-ils une chance de modifier les rapports de domination qui prévalent aujourd'hui au sein même de la société?

Ignacio Ramonet. J'ai consacré, dans mon ouvrage, un chapitre important à WikiLeaks (site Internet qui donne audience aux « fuites d'informations » - NDRL). C'est le domaine de la transparence. Dans nos sociétés contemporaines, démocratiques, ouvertes, il sera de plus en plus difficile, pour le pouvoir, d'avoir une double politique : l'une vis-à-vis de l'extérieur, et l'autre plus opaque, plus secrète, à usage interne, où le droit et les lois peuvent être transgressés. WikiLeaks a fait la démonstration que les médias traditionnels ne fonctionnaient plus et n'assumaient plus leur rôle. C'est dans la niche de leurs carences que WikiLeaks a pu pousser et se développer. Ce site a aussi dévoilé que la plupart des États avaient un côté obscur, caché. Mais le grand scandale, c'est qu'après les révélations de WikiLeaks, il ne se soit rien passé ! Par exemple, WikiLeaks a révélé que, à l'époque de la guerre d'Irak, un certain nombre de dirigeants socialistes français allaient faire allégeance à l'ambassade des États-Unis à Paris pour expliquer aux Américains que s'ils avaient été au pouvoir, ils auraient engagé la France dans cette guerre. Et cela n'a pas fait de vague. Alors que c'était presque de la haute trahison.

Cette évolution vers plus transparence peut-elle alors avoir des effets concrets?

Ignacio Ramonet. Elle va nécessairement jouer sur les privilèges des élites et les rapports de domination. Si les médias peuvent jusqu'ici s'attaquer au pouvoir politique, c'est parce que le politique a perdu beaucoup de son pouvoir au profit des sphères financières. C'est sans doute dans l'ombre de la finance, des traders, des fonds de pension. que s'établit aujourd'hui le véritable pouvoir. Or ce pouvoir demeure préservé parce qu'il est opaque. Il est significatif que la prochaine grande révélation de WikiLeaks concerne justement le secret bancaire ! Il est possible aujourd'hui, grâce aux nouveaux systèmes médiatiques, de s'attaquer à ces espaces occultes. Ce pouvoir est comme celui des vampires, la lumière le dissout, le réduit en poussière. On peut espérer que, grâce aux nouveaux médias numériques, ce sera au tour du pouvoir économique et financier d'être désormais interrogé et dévoilé.

Entretien réalisé par Frédéric Durand

l'Humanité des débats. L'entretien
Médias - le 8 Avril 2011

L'Explosion du journalisme
Ignacio Ramonet

Dans un ouvrage court et percutant, Ignacio Ramonet, décrypte les bouleversements de l'écosystème médiatique. L'avenir de la presse papier, le métier de journaliste, le développement des réseaux sociaux, Twitter et Facebook, des « dispositifs légers“ comme les blogs, des sites de “fuites“ tel WikiLeaks, tout y est analysé des potentialités comme des effets pervers du passage des médias de masse à la masse des médias. L'hyper concentration des médias traditionnels détenus par quelques oligarques ne permettant plus aux médias d'assurer leur rôle de quatrième pouvoir, contre pouvoir indispensable à la démocratie, l'auteur devine et appelle de ses voux un cinquième pouvoir capable d'exercer sa critique sur les médias eux-mêmes. Apte à promouvoir une “sagesse collective“ autant qu'à déclencher un “abrutissement collectif“, l'irruption d'un nouveau système informationnel pourrait non seulement transformer le champ médiatique mais la société elle-même jusque dans ses rapports de dominations. Le journalisme traditionnel se « retrouve un peu comme Gulliver à son arrivée dans l'île des Lilliputiens, ligoté par des milliers de liens minuscules“.

L'explosion du journalisme. Des médias de masse à la masse de médias. Edition Galilée. 2011. 154 pages. 18 euros

13 nov 2011

quarta-feira, 9 de novembro de 2011

Conselho de Comunicação Social cinco anos na ilegalidade...


CONSELHO DE COMUNICAÇÃO SOCIAL

Cinco anos de ilegalidade

Por Venício A. de Lima
Observatório da Imprensa
em 09/11/2011 na edição 667

É certamente constrangedor registrar, pelo quinto ano consecutivo, a ilegalidade do Congresso Nacional em relação ao cumprimento da Constituição Federal e da lei 8.389/1991 (ver artigo neste Observatório): no domingo, 20 de novembro, serão cinco anos que o Conselho de Comunicação Social (CCS), criado pela Constituição de 1988 (artigo 224) e regulamentado por lei em 1991, se reuniu pela última vez. De lá para cá a Mesa Diretora se recusa a convocar a sessão conjunta para eleição dos novos membros, como manda o § 2ºdo artigo 4º da Lei 8.389/91.

O CCS, órgão auxiliar do Congresso, é o único espaço institucionalizado de debate sobre o setor de comunicações no nosso país, com representação da sociedade civil. No entanto, não funciona há cinco anos por deliberada omissão do Congresso.

Ilegalidades repetida

Reza a recente lei 12.485/2011, que regula o chamado Serviço de Acesso Condicionado (SeAC) e, portanto, estabelece novas regras para o setor de TV paga:

Artigo 42. A Anatel e a Ancine, no âmbito de suas respectivas competências, regulamentarão as disposições desta Lei em até 180 (cento e oitenta) dias da sua publicação, ouvido o parecer do Conselho de Comunicação Social. 

Parágrafo único. Caso o Conselho de Comunicação Social não se manifeste no prazo de 30 (trinta) dias do recebimento das propostas de regulamento, estas serão consideradas referendadas pelo Conselho.

Desta forma, a lei, sancionada em 12 de setembro de 2011, determina que até 12 de março de 2012 o CCS ofereça um parecer sobre as regulamentações a serem produzidas pela Anatel e pela Ancine. A lei, todavia, também prevê que, caso o CCS não se manifeste, tudo fica como está...

De qualquer maneira, a nova lei aprovada pelo Congresso Nacional parece ter movimentado alguns setores no sentido de fazer funcionar o CCS (ver aqui). A movimentação decorrente da aprovação de uma nova lei que atribui tarefas específicas ao CCS, no entanto, não constitui exatamente uma novidade.

Na verdade, a lei 12.485 vem se juntar à lei 11.652, de 7de abril de 2008 – que criou a Empresa Brasil de Comunicação (EBC) –, e, em seu artigo 17, determina ao Conselho Curador da empresa de radiodifusão pública encaminhar ao CCS as deliberações tomadas em cada uma de suas reuniões. Em 2008, como agora, houve uma movimentação para eleição dos novos membros do CCS. Nada aconteceu.

Por tudo isso, tomo a liberdade de repetir abaixo alguns trechos atualizados de artigos que venho publicando a cada ano, desde 2007.

Responsabilidade do Congresso Nacional

Os integrantes do CCS são eleitos em sessão conjunta do Congresso Nacional. Acontece que a Mesa Diretora, vencidos os mandatos dos conselheiros ao final de 2006, jamais promoveu a eleição dos novos membros. Trata-se, portanto, de evidente descumprimento de uma lei exatamente por parte do poder que tem o dever constitucional maior de criá-las e, espera-se, deveria cumpri-las.

A situação chegou a tal ponto, que um integrante do próprio Congresso, a deputada Luiza Erundina (PSB-SP), em agosto de 2009 entrou com uma representação na Procuradoria Geral da República para que o Ministério Público investigue os motivos pelos quais não se promove a eleição dos novos membros do CCS. Não se conhece os resultados dessa representação.

Triste história

A inatividade do CCS, paradoxalmente, não merece a atenção da grande mídia, apesar de os empresários do setor constituir, pelo menos, a metade de seus membros.

Como se sabe, o CCS, apesar de regulamentado em 1991, só logrou ser instalado 11 anos depois como parte de um polêmico acordo para aprovação de Proposta de Emenda Constitucional (PEC) que, naquele momento, constituía interesse prioritário dos grupos de mídia. A Emenda Constitucionalnº 36 (artigo 222), de maio de 2002, permitiu a propriedade de empresas jornalísticas e de radiodifusão por pessoas jurídicas e a participação de capital estrangeiro em até 30% do seu capital.

O fato é que, mesmo sendo apenas um órgão auxiliar, o CCS instalado demonstrou ser um espaço relativamente plural de debate de questões importantes do setor – concentração da propriedade, outorga e renovação de concessões, regionalização da programação, TV digital, radiodifusão comunitária, entre outros.

Vencidos os mandatos de seus primeiros integrantes, houve um atraso na confirmação dos membros para o novo período de dois anos, o que ocorreu apenas em fevereiro de 2005. Ao final de 2006, no entanto, totalmente esvaziado, o CCS fez sua última reunião e a eleição dos novos membros até hoje não foi convocada pelo Congresso.

Atribuições

Nunca será demais relembrar quais são as atribuições que o CCS deveria estar exercendo se o Congresso Nacional cumprisse a Constituição e a lei. O artigo 2º da Lei 8.389/91 reza:

O Conselho de Comunicação Social terá como atribuição a realização de estudos, pareceres, recomendações e outras solicitações que lhe forem encaminhadas pelo Congresso Nacional a respeito do Título VIII, Capítulo V, da Constituição Federal, em especial sobre:

a) liberdade de manifestação do pensamento, da criação, da expressão e da informação;

b) propaganda comercial de tabaco, bebidas alcoólicas, agrotóxicos, medicamentos e terapias nos meios de comunicação social;

c) diversões e espetáculos públicos;

d) produção e programação das emissoras de rádio e televisão;

e) monopólio ou oligopólio dos meios de comunicação social;

f) finalidades educativas, artísticas, culturais e informativas da programação das emissoras de rádio e televisão;

g) promoção da cultura nacional e regional, e estímulo à produção independente e à regionalização da produção cultural, artística e jornalística;

h) complementaridade dos sistemas privado, público e estatal de radiodifusão;
i) defesa da pessoa e da família de programas ou programações de rádio e televisão que contrariem o disposto na Constituição Federal;

j) propriedade de empresa jornalística e de radiodifusão sonora e de sons e imagens;

l) outorga e renovação de concessão, permissão e autorização de serviços de radiodifusão sonora e de sons e imagens;

m) legislação complementar quanto aos dispositivos constitucionais que se referem à comunicação social.

Por que, afinal, o CCS não funciona?

O Congresso Nacional e, sobretudo, o Senado Federal, abriga um grande número de parlamentares com vínculos diretos com as concessões de rádio e televisão. O CCS é um órgão que – insisto, mesmo sendo apenas auxiliar – discute questões que ameaçam os interesses particulares desses parlamentares e dos empresários de comunicação, seus aliados. Essa é a razão – de fato – pela qual o Congresso descumpre a Constituição e a lei.

Indefensável é a cumplicidade silenciosa da grande mídia e daqueles que nos lembram quase diariamente dos supostos riscos e ameaças que a “liberdade da imprensa” enfrenta no Brasil e em países vizinhos da América Latina.

O funcionamento constitucional de um coletivo auxiliar do Congresso, composto por representantes dos empresários, de categorias profissionais de comunicação e da sociedade civil, com a atribuição de debater questões centrais do setor, oferece algum risco à liberdade de expressão, à liberdade da imprensa ou à democracia?

Por que, afinal, o Conselho de Comunicação Social não funciona?

...

Venício A. de Lima é professor titular de Ciência Política e Comunicação da UnB (aposentado) e autor, dentre outros, de Regulação das Comunicações – História, poder e direitos, Editora Paulus, 2011

Reproduzido de Observatório da Imprensa (09/11/2011)

Outros artigos de Venício A. Lima sobre o tema:

"Conselhos Estaduais de Comunicação - Onde estamos e para onde vamos" (31/10/2011) clicando aqui.

"Conselho de Comunicação Social - Quatro anos de ilegalidade" (16/11/2010), clicando aqui.

"Conselho de Comunicação Social - três anos de ilegalidade" (24/11/2009), clicando aqui.

"Conselho de Comunicação Social - Senado descumpre a Lei" (23/06/2009), clicando aqui.

"Conselho de Comunicação Social - Por que o CCS não será instalado" (10/02/2009), clicando aqui.

terça-feira, 8 de novembro de 2011

“Nenhuma informação é inocente”...


O poder permanente de derrubar governos

As ondas de pânico criadas em torno de casos de corrupção, desde Collor, têm servido mais a desqualificar a política do que propriamente moralizar a nossa democracia. Apesar da imensa caça às bruxas movida pela mídia contra os governos, em nenhum momento essa sucessão de escândalos, reais ou não, incluíram seriamente a opinião pública num debate sobre a razão pela qual um sistema inteiro é apropriado pelo poder privado, e, principalmente, porque não se questiona essa apropriação. O artigo é de Maria Inês Nassif.

Maria Inês Nassif (*)

A corrupção do sistema político merece uma reflexão para além das manchetes dos jornais tradicionais. Em especial neste momento que o país vive, quando a nova democracia completou 26 anos e a política, que é a sua base de representação, se desgasta perante a opinião pública. Este é o exato momento em que os valores democráticos devem prevalecer sobre todas as discordâncias partidárias, pois chegou no limite de uma escolha: ou diagnostica e aperfeiçoa o sistema político, ou verá sucumbi-lo perante o descrédito dos cidadãos.

O país pós-redemocratização passou por um governo que foi um fracasso no combate à inflação, um primeiro presidente eleito pelo voto direto pós-ditadura apeado do poder por denúncias de corrupção, dois governos tucanos que, com uma política antiinflacionária exitosa, conseguiram colocar o país no trilho do neoliberalismo que já havia grassado o mundo, e por fim dois governos do PT, um partido de difícil assimilação por parcela da população. Nesse período, a mídia incorporou como poder próprio o julgamento e o sentenciamento moral, numa magnitude tal que vai contra qualquer bom senso.

Este é um assunto difícil porque pode ser facilmente interpretado como uma defesa da corrupção, e não é. Ou como questionamento à liberdade de imprensa, e está longe disso. O que se deve colocar na mesa, para discussão, é até onde vai legitimidade da mídia tradicional brasileira para exercer uma função fiscalizadora que invade áreas que não lhes são próprias. Existe um limite tênue entre o exercício da liberdade de imprensa na fiscalização da política e a usurpação do poder de outras instituições da República.

Outra questão que preocupa muito é que a discussão emocional, fulanizada, mantida pelos jornais e revistas também como um recurso de marketing, têm como maior saldo manter o sistema político tal como é. É impossível uma discussão mais profunda nesses termos: a escandalização da política e a demonização de políticos trata-os como intrinsicamente corruptos, como pessoas de baixa moral que procuram na atividade política uma forma de enriquecimento privado. Ninguém se pergunta como os partidos sobrevivem mantidos por dinheiro privado e que tipo de concessão têm que fazer ao sistema. 

Desde Antonio Gramsci, o pensador comunista italiano que morreu na masmorra de Mussolini, a expressão “nenhuma informação é inocente” tem pontuado os estudos sobre o papel da imprensa na formulação de sensos comuns que ganham a hegemonia na sociedade. Gramsci já usava o termo “jornalismo marrom” para designar os surtos de pânico promovidos pela mídia, de forma a ganhar a guerra da opinião pública pelo medo.

No Brasil atual, duas grandes crises de pânico foram alimentadas pela mídia tradicional brasileira no passado recente. Em 2002, nas eleições em que o PT seria vitorioso contra o candidato do governo FHC, a mídia claramente mediou a pressão dos mercados financeiros contra o candidato favorito, Luiz Inácio Lula da Silva. Tratava-se, no início, de fixar como senso comum a referência “ou José Serra [o candidato tucano] ou o caos”.

Depois, a meta era obrigar Lula e o PT ao recuo programático, garantindo assim a abertura do mercado financeiro, recém-completada, para os capitais internacionais. Em 2005, na época do chamado “mensalão”, o discurso do caos foi redirecionado para a corrupção. Politicamente, era uma chance fantástica para a oposição ao presidente Luiz Inácio Lula da Silva: a única alternativa para se contrapor a um líder carismático em popularidade crescente era tirar de seu partido, o PT, a bandeira da moralidade. A ofensiva da imprensa, nesse caso, não foi apenas mediadora de interesses. A mídia não apenas mediava, mas pautava a oposição e era pautada por ela, num processo de retroalimentação em que ela própria [a mídia] passou a suprir a fragilidade dos partidos oposicionistas. Ao longo desse período, tornou-se uma referência de poder político, paralelo ao instituído pelo voto.

Eleita Dilma Rousseff, a oposição institucional declinou mais ainda, num país que historicamente voto e poder caminham juntos, e ao que tudo indica a mídia assumiu com mais vigor não apenas o papel de poder político, mas de bancada paralela. Dilma está se tornando uma máquina de demitir ministros. Nas primeiras demissões, a ofensiva da mídia deu a ela um pretexto para se livrar de aliados incômodos, nas complicadas negociações a que o Poder Executivo se vê obrigado em governos de coalizão num sistema partidário como o brasileiro. Caiu, todavia, numa armadilha: ao ceder ministros, está reforçando o poder paralelo da mídia; em vez de virar refém de partidos políticos que, de fato, têm deficiências orgânicas sérias, tornou-se refém da própria mídia.

As ondas de pânico criadas em torno de casos de corrupção, desde Collor, têm servido mais a desqualificar a política do que propriamente moralizar a nossa democracia. Mais uma vez, volto à frase de Gramsci: não existe notícia inocente. O Brasil saído da ditadura já trazia, como herança, um sistema político com problemas que remontam à Colônia. O compadrio, o mandonismo e o coronelismo são a expressão clássica do que hoje se conhece por nepotismo, privatização da máquina pública e falha separação entre o público e o privado. A política tem sido constituída sobre essas bases e, depois de cada momento autoritário e a cada período de redemocratização no país, seus problemas se desnudam, soluções paliativas são dadas e a cultura fica. Por que fica? Porque é a fonte de poderes – poderes privados que podem se sobrepor ao poder público legitimamente constituído.

O sistema político é mantido por interesses privados, e é de interesse de gregos e troianos que assim permaneça. Segundo levantamento feito pela Comissão Especial da Câmara que analisa a reforma política, cerca de 360 deputados, em 513, foram eleitos porque fizeram as mais caras campanhas eleitorais de seus Estados. Com dinheiro privado. Em sã consciência, com quem eles têm compromissos? Eles apenas tiveram acesso aos instrumentos midiáticos e de marketing político cada vez mais sofisticados porque foram financiados pelo poder econômico. É o interesse privado quem define se o dinheiro doado aos candidatos e partidos é lícito ou ilícito.

O dinheiro do caixa dois passou a fazer parte desse sistema. Não existe nenhum partido, hoje, que consiga se financiar privadamente – como define a legislação brasileira – sem se envolver com o dinheiro das empresas; e são remotíssimas as chances de um político financiado pelo poder privado escapar de um caixa dois, porque normalmente é o caixa dois das empresas que está disponível. Num sistema eleitoral onde o dinheiro privado, lícito e ilícito, é o principal financiador das eleições, ocorre a primeira captura do sistema político pelo poder privado. E isso não acaba mais.

Esse é o âmago de nosso sistema político. A democratização trouxe coisas fantásticas para a política brasileira, como o voto do analfabeto, a ampla liberdade de organização partidária e a garantia do voto. Mas falhou no aperfeiçoamento de um sistema que obrigatoriamente teria de ser revisto, no momento em que o poder do voto foi restabelecido pela Constituição de 1988.

Num sistema como esse, por qualquer lado que se mexa é possível desenrolar histórias da promiscuidade entre o poder público e o dinheiro privado. Por que isso não entra, pelo menos, em discussão? Acredito que a situação permaneça porque, ao fim e ao cabo, ela mantém o poder político sob o permanente poder de chantagem privado. De um lado, os financiadores de campanhas se apoderam de parcela de poder. De outro, um sistema imperfeito torna facilmente capturável o poder do voto também por aparelhos privados de ideologia, como a mídia. Como nenhuma notícia é inocente, a própria pauta leva a relações particulares entre políticos e o poder econômico, ou entre a máquina pública e o partido político. A guerra permanente entre um governo eleito que tem a oposição de uma mídia dominante é alimentada pelo sistema.

O apoderamento da imprensa é ainda maior. Se, de um lado, a pauta expressa seu imenso poder sobre a política brasileira, ela não cumpre o papel de apontar soluções para o problema. Não existe intenção de melhorá-lo, de atacar as verdadeiras causas da corrupção. Apesar da imensa caça às bruxas movida pela mídia contra os governos, em nenhum momento essa sucessão de escândalos, reais ou não, incluíram seriamente a opinião pública num debate sobre a razão pela qual um sistema inteiro é apropriado pelo poder privado, inclusive e principalmente porque não se questiona o direito de apropriação do poder público pelo poder privado. A mídia tradicional não fez um debate sério sobre financiamento de campanha; não dá a importância devida à lei do colarinho branco; colocou a CPMF, que poderia ser um importante instrumento contra o dinheiro ilícito que inclusive financia campanhas eleitorais, no rol da campanha contra uma pretensa carga insuportável de impostos que o brasileiro paga.

Pode fazer isso por superficialidade no trato das informações, por falta de entendimento das causas da corrupção – mas qualquer boa intenção que porventura exista é anulada pelo fato de que é este o sistema que permite à imprensa capturar, para ela, parte do poder de instituições democráticas devidamente constituídas para isso.

(*) Texto apresentado no Seminário Internacional sobre a Corrupção, dia 7 de novembro de 2011, em Porto Alegre.

Reproduzido de Carta Maior
08 nov 2011


Comentário de Filosomídia: A "polititica" dos podres poderes que se cuidem... Democratização dos meios de Comunicação, já!

domingo, 6 de novembro de 2011

A Impren$a que encobre...


¿Gran prensa? Gran encubridora

Eduardo Montes de Oca
Rebelión

Partamos de una verdad apodíctica. Sí, irrefutable de tan evidente. “Hoy losmedios de comunicación constituyen un poder”. La aseveración, de Ignacio Ramonet, director del periódico francés Le Monde Diplomatique, podría parecernos una perogrullada, un lugar común, pero ofrece excelente pábulo para el análisis. Sucede que desde que la burguesía fue tan fuerte como para imponerse a los señores feudales sin necesidad de la ayuda de un rey absoluto, a lo sumo tolerando una monarquía constitucional, comenzó a pontificar sobre los tres poderes del Estado. Evoquemos al filósofo John Locke, o a Montesquieu: Poder ejecutivo, poder legislativo, poder judicial. Luego, con el desarrollo del capitalismo, la prensa sería denominada el cuarto poder. Cuarto poder que, como los otros tres, devenía atributo de una misma sustancia, para emplear la terminología de Benedicto Spinoza. Atributo, adarga del sistema que lo engendró: el capitalismo.


También hoy la prensa constituye un poder, sí. Pero un poder mucho mayor que cuando salvaguardaba al capitalismo premonopolista. Algo que, por supuesto, Ramonet sabe mejor que nosotros. Poder inmenso, por la concentración de las comunicaciones (puro monopolio, acotamos), con su consecuente limitación del derecho a la información, la imposición por esa vía de un pensamiento único, gracias al profundo papel ideológico que protagonizan las corporaciones mediáticas para tal fin… Y si ello fuera todo. El conocido analista de los medios cree que existe un enorme condicionamiento intelectual. “La comunicación, los medios de comunicación de masas se ligan, casi juntos, para, cualquiera que sea su opinión, defender un esquema según el cual la solución neoliberal no solo es única sino que es la mejor. La idea es hacernos creer que estamos en el mejor de los mundos y, aunque vayamos mal, probablemente en otros países se está peor, y si aplicásemos otra política sería aún peor”.

Esa actitud acomodaticia, ese apoltronamiento en que “este es el mejor de los mundos”, fue denunciada en su momento por el irreverentísimo Voltaire, con un personaje de la novela Cándido o el optimismo que ve toda la realidad con lentes color de rosa. Pero, sin lugar a duda, la historia se repite. Si antes drama, ahora farsa. La llamada gran prensa suele encarnar al doctor Pangloss para persuadirnos de lo mismo. Y en su “descargo” asentemos que para ella verdaderamente este tiene que ser un mundo ideal, por la sencilla razón de que, si otrora protegía el sistema que la cobijaba y del que sacaba una jugosa tajada, en la actualidad el salto ha sido cualitativo, porque, al decir de nuestra fuente, “defienden una concepción de la sociedad, defienden una concepción del mundo en la que ellos creen, porque los medios de comunicación están, ellos mismos, muy implicados en la nueva economía”. Lo que significa que la gran prensa ha pasado de alabardero y dueño relativamente menor a gran dueño. A multimillonario vergonzante, ya que sigue escudándose en los sofismas de la libertad de expresión y la objetividad absoluta, entre otros.

Ignacio Ramonet declaraba en cierta ocasión a la prensa que los medios de comunicación han cambiado su situación en la pirámide de poder. “De hecho, los medios de comunicación, que antes aparecían como cuarto poder, porque podían criticar el funcionamiento del poder desde el exterior, hoy constituyen un (único) poder, y siguen sin querer aceptar la idea de que son un poder y que, por consiguiente, tienen que ponerse en causa de ellos mismos”. De esta cita, algo desaliñada porque está hecha de palabras improvisadas, habremos de sacar la conclusión de que esas hipóstasis del poder en el capitalismo, esa sagrada familia que son el poder ejecutivo, el legislativo y el judicial, más la prensa en cuarto lugar, se funden cada vez más, de resultas de intereses materiales comunes. Entonces, ¿podría hablarse de objetividad absoluta a la hora de juzgar a las otras tres cabezas de la hidra y, en última instancia, al poder de los capitalistas, al poder de Don Dinero?

Que nadie nos venga con la libertad de expresión. Los grandes medios tienen hasta su propia guerra. O sea, se involucran con ansia irredimible en la otra: la de misiles contra antiaéreas antediluvianas y armamento ligero. Las rapiñas imperialistas de nuestra época no solamente se despliegan en el plano militar, sino, paralelamente y con similar intensidad, en el tapiz de la comunicación noticiosa.

Veamos, si no —y ya lo señalábamos en otra parte—, las filigranas con que la oposición venezolana ha copado toda la gran prensa de su país, con el objetivo de construir una opinión pública anuente a cualquier acción violenta contra el presidente Hugo Chávez. Prensa que no atinó siquiera a la técnica del avestruz cuando, tras la intentona golpista, se pusieron de relieve las trapisondas mediáticas. Y que se permitió regodearse en el engaño, ahora por omisión: encorsetó la situación con el más espeso silencio, a pesar de que el Gobierno constitucional hizo galas de democratismo acendrado, al abstenerse de clausurar publicaciones mendaces —mejor decir mentirosas— y de confinar en cárceles a plumíferos opuestos a la Revolución Bolivariana.

Evoquemos igualmente, a vuelo de pájaro, el cerco tendido alrededor de Allende, en un Chile donde parece han bebido los pariguales venezolanos del rotativo El Mercurio, entre otros. ¿Alguien consciente habrá olvidado la censura impuesta por los personeros de la Oficina Oval a unos reporteros privados del acceso directo a los centros neurálgicos del conflicto en Afganistán, el de Iraq, y hasta de referirse al monto de las víctimas civiles de la asimétrica arremetida? ¿Dónde queda la tan cacareada autonomía de la prensa? ¿Adónde se fue la tradición de pensamiento representada por el filósofo y economista Stuart Mill (1806-1873), celoso propugnador de la libertad individual y los derechos civiles? Tradición de la que siempre se han enorgullecido los norteamericanos, quienes la han refrendado en la primera enmienda de la Constitución, la cual pone énfasis en la libre expresión de las ideas y, por tanto, en la libertad de pensamiento. La “displicencia” respecto al manipulado caso de los cinco cubanos antiterroristas aherrojados en el imperio se torna prueba (una junto a incontables) de la manera con que la descomunicación (más que comunicación) gringa obvia los pilares en que supuestamente se afinca.

Empero, seamos justos: la relativa heterogeneidad de los propietarios —relativa porque el monopolio se impone y, en última instancia el sistema íntegro, prensa incluida, se yergue como propietario y velador colectivo de la “seguridad nacional” — permite el “milagro” de una noticia escapada, el hecho de que un rotativo revele la componenda de otros. Maticemos. A pesar de que Norteamérica está “agraciada” con el 70 % de la información que anda y desanda el planeta y de que la mayoría de las 25 transnacionales que copan la rama le pertenezcan, algún que otro medio se exhibe parcial o temporalmente apegado a la objetividad. Ah, y ¿qué de ese bumerán que resulta Internet, tachonado de hendijas por donde se filtra el resplandor de la verdad?

Claro, tampoco sin dramatizar ni caer en la hipérbole, la exageración complaciente. La nombrada gran prensa norteamericana, occidental, a la postre cierra filas con la clase política, y denuncia lo erróneo, lo inhumano, solo hasta tanto, o hasta donde, sus propios intereses no sean perjudicados. Es repulsivo conocer que, mientras analistas de valía revelaban que la anunciada guerra contra Iraq mandaría a la baja los mercados del mundo y que, de extenderse —como se está extendiendo—, causaría estragos incluso en la economía gringa —sector turístico, líneas aéreas, aseguradoras, inversores—, se constataba que se beneficiarían, se benefician, junto con las petroleras, ¡las compañías de los medios de comunicación!...

Algo que, a no dudarlo, ofrece base suficiente para concluir que la gran prensa se arroga dos derechos “divinos”: el de dueño, vergonzante, y el de alabardero de un sistema que la cobija, la mima, en bien de los sacrosantos intereses privados. Anverso y reverso, sí, de una misma moneda. Una moneda de oro tintineante.

Reproduzido de La Jiribilla Via Rebelión
26 abr 2005

Ignacio Ramonet: "Hoy los medios de comunicación constituyen un poder"


Ignacio Ramonet: "Hoy los medios de comunicación constituyen un poder"

La manipulación de los grandes medios

- Ante esta sensación de frustración que vive la gente, ¿cómo se transmiten distintos sentidos a una opinión pública que es manipulada a través de los grandes medios de comunicación?

Hay un enorme condicionamiento intelectual. La comunicación, los medios de comunicación de masa, se ligan, casi juntos, para cualquiera que sea su opinión, defender un esquema según el cual la solución neoliberal no sólo es única sino que es la mejor. La idea es hacernos creer que estamos en el mejor de los mundos y, aunque vayamos mal, probablemente en otros países se está peor y si aplicásemos otra política sería aún peor. Esta es la maqueta. Ahí los medios de comunicación juegan un papel ideológico. Defienden una concepción de la sociedad, defienden una concepción del mundo en la que ellos creen porque los medios de comunicación están, ellos mismos, muy implicados en la nueva economía.

- ¿Los medios de comunicación cambiaron su situación en la pirámide de poder?

De hecho, los medios de comunicación que antes aparecían como un cuarto poder, porque podían criticar el funcionamiento del poder desde el exterior, hoy constituyen un poder, y siguen sin querer aceptar la idea que son un poder y que por consiguiente tienen que ponerse en causa de ellos mismos. Veamos lo que acaba de ocurrir en Estados Unidos con América Online (AOL) y Times Warner: es una verdadera revolución, empresas muy antiguas de prensa que defendían el cuarto poder como el Time, que existe desde los años ´20, o la Warner, de la cual todo el mundo ha visto sus películas, han sido absorbidas por una empresa que no tiene ni 10 años de antigüedad.

Y por otra parte una empresa que tiene menos cifras de negocios que Time Warner, una empresa que gana mucho menos dinero que Time Warner, una empresa que tiene menos empleados que Time Warner. Y entonces ¿cómo una empresa que tiene menos capital, menos beneficios, menos asalariados que Time Warner ha podido comprar Time Warner? Unicamente porque lo que cuenta hoy es la valorización bursátil de la empresa y America Online a pesar de los resultados muy mediocres, es una de las empresas de Internet que gana dinero, tiene una valorización bursátil gigantesca, seis veces superior a la Time Warner, entonces la ha podido absorber tranquilamente. Esta empresa tiene ahora una valorización bursátil por ejemplo, que es superior al PBI de Argentina y pesa más que la Argentina en la Bolsa, que toda la Argentina con todas las empresas argentinas, pesa exactamente el 60 por ciento del PBI de España, que es la undécima potencia industrial del mundo.

- ¿Cuál es el rol de los grandes medios de comunicación? ¿Entiende que modificaron sus objetivos originarios?

El rol no es el de comunicar. Antes la comunicación en su sentido amplio tenía tres objetivos: informar, educar y distraer. Cuando tú observas lo que ha ocurrido con America Online, en realidad ahora lo que busca una empresa de comunicación es, primero, vigilar y saber lo que tú compras, qué es lo que tú consumes, qué es lo que tú lees, etc., porque como lo vas a hacer mediante Internet vas a dejar huellas y voy a poder hacer un retrato robot de quién tú eres para venderte luego lo que yo deseo. Eso es lo que me interesa y es lo que vale dinero, que yo sepa quién tú eres. Cuando es más difícil saber cómo es quien lee un periódico o quien asiste la televisión.

Segundo, el objetivo es anunciar, cuanto más se anuncia mejor. Y tercero, es vender, el medio te vende cosas directamente. Cuando tú compras un periódico, en el periódico también hay publicidad, pero tú no puedes utilizar el periódico para comprar esa publicidad, tienes que utilizar el teléfono, o tienes que tomar tu auto e irte al mercado para comprarlo. Mientras que ahora cuando estás manipulando en Internet, el ordenador te sirve para consumir la publicidad, para dejar las huellas que te hacen vigilar y para comprar. Tú compras con tu ordenador. Esa es una revolución. Y lo que hace AOL, precisamente, haya absorbido a Time Warner es este cambio fundamental. Estamos en una era de información en la que ya no hay contenido, ya no interesa para nada, el contenido además se regala hoy en día. La idea es precisamente vender, instalarnos en un mundo futurista con la idea de que ese mundo es mejor que el precedente y por consiguiente se juega con la ideología de la dicha.

Fuente  02/08/2010 La concentración de las comunicaciones con su consecuente limitación del derecho a la información, la imposición por esa vía de un pensamiento único y el profundo papel ideológico que protagonizan las corporaciones mediáticas para tal fin son, entre muchos otros, los puntos que aborda el ex director del periódico francés Le Monde Diplomatique, Ignacio Ramonet, en una extensa entrevista que concedió al director de comunicación de la Central

Reproduzido de La pista oculta
08 maio 2011

Leia também na página do IHU Unisinos, "Os jornalistas hoje são mais exigidos do que antes" (15/09/2011), clicando aqui.

sexta-feira, 4 de novembro de 2011

A comprida história da Constituição Federal descumprida...


Franklin Martins: Constituição está do lado de quem quer democratizar a comunicação

Felipe Prestes
Sul 21 . 04 nov 2011

Cumprir uma série de aspectos previstos pela Constituição de 1988, até hoje negligenciados, seria um enorme passo rumo à democratização dos meios de comunicação. Este foi o entendimento unânime entre os seis palestrantes do painel “Regulação e Liberdade de Expressão”, realizado na tarde desta quinta-feira (3), na Escola Superior da Magistratura (ESM), parte da programação do seminário Democratização da Mídia. Entendimento resumido no gesto do ex-ministro da Secretaria de Comunicação Social Franklin Martins, que brandiu a Constituição ao final de sua fala, ressaltando que para democratizar a comunicação não é preciso defender nada que não esteja previsto pela Carta Magna.

O ex-ministro contou que o jurista Fabio Konder Comparato tem uma ação no STF contra o Congresso, pela omissão dos parlamentares que até hoje não regulamentaram a maior parte dos trechos da Constituição que dizem respeito à comunicação. Já se vão mais de 20 anos. Franklin Martins também jogou duro com os grandes veículos que tentam “interditar o debate” sobre a regulação da mídia.

“Como as leis não são cumpridas, existe um ambiente de vale-tudo. Não querem que haja um debate aberto, público, transparente sobre comunicação”, disse. Esta interdição do debate, feita geralmente com a imprensa acusando quem luta pela regulação de tentativa de censura, também foi fortemente criticada por ele. “Dizer que regulação é censura é conversa mole, para boi dormir. Sou visceralmente contra a censura, lutei contra a ditadura do início ao fim e me orgulho muito disto. Enquanto alguns aceitaram a ditadura, aceitaram até mesmo a autocensura. E quando o povo pediu democracia, se insurgiram contra o povo”.

Interdição do debate

Franklin Martins ilustrou dois momentos em que seu trabalho como ministro foi descontextualizado por meios de comunicação, para que não houvesse um debate claro sobre a regulação da mídia. Um deles foi durante a 1ª Conferência Nacional de Comunicação (Confecom). Naquela ocasião, o ministro deixou muito claro que o governo não adotaria medidas que usassem a expressão “controle social” por considerá-la ambígua. Ao final dos trabalhos, apenas uma das mais de 600 resoluções da conferência tinha esta expressão. “A cobertura acabou sendo toda em cima desta expressão”, contou.

Outro episódio ocorreu quando um seminário trouxe integrantes de órgãos reguladores de mídia de várias partes do mundo para explicar como funciona a regulação em seus países. Segundo Franklin, normas de conteúdo em países como Inglaterra e França tratam apenas de assuntos “extremamente óbvios”, como o respeito à criança e ao adolescente. Ainda assim, novamente grandes veículos da imprensa brasileira falaram em tentativa de cercear sua liberdade.

O ex-ministro ressaltou que grandes empresas de comunicação erram ao não querer debater o tema – algo que fizeram, por exemplo, quando se recusaram a participar da Confecom. Franklin Martins alertou que, com a convergência de mídias, as teles irão engolir as empresas de comunicação caso não haja uma regulação sobre sua atuação.

Leia o texto completo na página de Sul 21 clicando aqui.

quinta-feira, 3 de novembro de 2011

Festival Internacional de Televisão 2011: 16 a 22 de novembro


Há dez anos, o jornalista Nelson Hoineff criou o Instituto de Estudos de Televisão (IETV) com o objetivo de pensar o trabalho de realização e produção da tevê. Em pouco tempo, instituiu o Festival Internacional de Televisão, que chega este ano à 7ª edição. O evento, que será realizado entre os dias 16 e 22 de novembro, no Oi Futuro, Rio de Janeiro, é composto por uma mostra competitiva de programas pilotos inéditos para tevê, por uma mostra do que há de mais interessante sendo produzido no mundo e por um encontro, que funciona como um fórum de debates de caráter acadêmico, abordando questões contemporâneas da área.

Em entrevista à revistapontocom, Nelson analisa o papel da televisão no Brasil e no mundo, aponta os desafios da produção e os caminhos do broadcast. “Durante quase 70 anos, a palavra televisão queria dizer a mesma coisa: transmissão de imagens e sons, de um ponto único, para aparelhos receptores fixos que eram consumidos coletivamente. A partir da introdução das plataformas digitais houve uma grande transformação. O lugar da televisão deixou de ser a sala para ser qualquer lugar”.

Acompanhe:

revistapontocom – Como podemos definir, no século XXI, a palavra televisão?

Nelson Hoineff – Durante quase 70 anos, a palavra televisão queria dizer a mesma coisa: transmissão de imagens e sons, de um ponto único, para aparelhos receptores fixos que eram consumidos coletivamente. A partir da introdução das plataformas digitais houve uma grande transformação. O lugar da televisão deixou de ser a sala para ser qualquer lugar. Ao grande receptor fixo foram agregados receptores portáteis, e o consumo da programação passou a ser também individualizado. O modelo de transmissão de sinais também se ampliou e, com a televisão conectada, se amplia muito mais. O desenho de grades vem migrando das emissoras para os usuários e todos os modelos que conhecemos de empacotamento do conteúdo já não são hegemônicos. A ideia de emissoras e redes é bastante ampliada. Televisão, desse modo, é hoje um conjunto de formas de transmissão e recepção de conteúdo audiovisual bastante diferentes entre si.

revistapontocom – A TV, aqui no Brasil, ainda vai continuar por bom tempo ainda sendo o principal meio de informação/entretenimento da maior parte da população?

Nelson Hoineff – Se você me pergunta se as redes abertas vão continuar existindo, a resposta é sim. A questão é que a TV transcende hoje esse modelo. A internet, por exemplo, já se transformou no principal meio de informação da sociedade. Mas a nova televisão abriga muita coisa, entre elas a própria internet. A informação e o entretenimento vão passar sempre pela televisão, porque a televisão se molda ao desenvolvimento tecnológico que multiplica as formas de difusão de um e do outro, não importa se o receptor de televisão esteja ocupando uma parede inteira de uma sala ou esteja na palma da mão; se o conteúdo está sendo gerado de um estúdio próximo ou esteja vindo das nuvens.

revistapontocom – Quais são os atuais desafios de produzir TV no mundo de hoje? O Brasil enfrenta os mesmos desafios dos outros países?

Nelson Hoineff – Há uma competitividade feroz, mas ao mesmo tempo um grande aumento da demanda. A diversificação dos meios de se produzir e consumir TV é a grande responsável por isso. A TV é cada vez menos massificada, mais voltada para nichos, mais parecida com a sociedade. O Brasil está se saindo bem. É um bom gerador de ideas e de soluções. Em pouco tempo, creio que será um importante exportador de conteúdo e modelos de conteúdo para muitas das formas de consumo televisivo que se conhece.

(...) revistapontocom – O caminho da TV é se reiventar na interface com a web?

Nelson Hoineff – A televisão já está fazendo isso, até porque não é mais possível pensar num mundo não conectado. Se você disser a uma criança que um dia o mundo não esteve conectado, ela vai ter dificuldade de entender. A TV já se conectou. E a web passa a ser mais uma de suas ferramentas. Vai ter agora que encontrar as melhores interfaces. É um longo caminho a ser percorrido, mas isso será feito rapidamente.

(...) revistapontocom – Qual a contribuição do Festival Internacional de Televisão (FITV) na recolocação e reestudo do mercado?

Nelson Hoineff – O Festival Internacional de Televisão tem sido um foro permanente para a discussão do papel da televisão, em altíssimo nível. Os Encontros, por exemplo, reúnem todos os anos alguns dos maiores pensadores de televisão do mundo e a repercussão disso já é sentida até mesmo fora do país. Temos ousado bastante na questão da experimentação e da análise da linguagem, com resultados muito favoráveis. No tocante à produção local, a Mostra de Pilotos se transformou também na principal mecanismo para que os produtores possam mostrar aos programadores o que estão pensando e para que os programadores tomem conhecimento das soluções que estejam surgindo para as suas necessidades. O FITV tem feito tudo isso de uma maneira horizontal, transparente, agradável para todos. Tem seguido os princípios do IETV de apostar na importância do estudo do veículo para aprimorar a sua qualidade. Acho que temos tido bastante sucesso nisso.

Leia a entrevista completa no Revistapontocom clicando aqui.

Saiba mais sobre o IETV e o Festival clicando aqui.

terça-feira, 1 de novembro de 2011

Beleza de Poesia "atualizando-me no mundo e na mídia sábia e desbravadora de novos horizontes"...


O SILÊNCIO

Célia Laborne Tavares

É hora de silêncio, os pássaros se recolhem, mas a cidade não dorme. Por isso, pensei em procurar uma plataforma política ou um gráfico importado com palavras estranhas, para inserir-me no contexto geral, atualizando-me no mundo e na mídia sábia e desbravadora de novos horizontes.

Poderia, quem sabe, reformar a Terra ou talvez os Céus onde eventualmente moro ou faço estágios. Lá em baixo desafiam-se o futebol, o rock, o desfile de modas, as novelas. Também as fraudes, os roubos, a impunidade, sobretudo o medo de todos e de tudo.

Quero dividir com alguém o grande medo que não para de crescer nas ruas e nos lares e a todos atinge, mesmo àqueles que fingem um sorriso ensolarado.

Queria conviver serenamente com esse século novo, mas preciso mudar urgentemente, surfando entre modernidades muito novas para meus olhos que vêem além destes horizontes. Mas, afogada em lirismo e luzes cruzando céus, temo não sobreviver por muito tempo.

A verdade é que preciso aterrizar de avião, para-quedas ou helicóptero; preparem-me uma pista, mesmo poluída. Depois verei, quando estiver na Terra, se ainda tenho a mesma face, ou se tornei-me um robô de último tipo e fácil aceitação na praça.

Por hora, um celular chama-me e o micro-ondas dá seu sinal. Vou apagar as velas e acender candelabros de luz fluorescente e econômica.

Nos prédios de formas aerodinâmicas, de onde expulsaram a luz do sol e as brisas da manhã, o ar refrigerado já está ligado e, em salões semi-obscurecidos as conferências se instalam.

A globalização rodeia a todos e cobra de todos, o seu preço que ninguém pode discutir, pois os políticos estão em recesso e as rosas emudeceram.

Conheça mais poesias de Célia Laborne Tavares em seu blog Vida em Plenitude clicando aqui, e no blog Poemeus e Seus. 

Foto: Por do Sol em Belo Horizonte,  ACG (Guh)