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domingo, 13 de novembro de 2011

Ignacio Ramonet: "o jornalismo tradicional está se desintegrando completamente"


O cidadão vive numa sensação de insegurança informativa

“O homem moderno está em perigo de se tornar um completo ignorante da informação", disse Ignacio Ramonet, especialista em mídia, em seu novo livro “A explosão do jornalismo (Edições Galilée, Paris, 2011). O desenvolvimento da Internet, que ameaça a “imprensa do papel (escrita)”, pode também marcar o surgimento de uma democracia renovada, transparência e fluidez a corroer todas as dominações.

"Le citoyen vit dans un sentiment d'insécurité informationnelle"

"L'homme contemporain court le risque de devenir un ignorant bourré d'information", explique Ignacio Ramonet, spécialiste des médias, dans son nouveau livre L'Explosion du journalisme (Éditions Galilée, Paris, 2011). Le développement d'Internet, s'il menace la presse papier, pourrait aussi marquer l'essor d'une démocratie renouvelée dans laquelle transparence et fluidité éroderaient toutes les dominations.

Entretien réalisé par Frédéric Durand (L'Humanité, Paris)

Vous dites que “le journalisme traditionnel se désintègre complètement”.

Ignacio Ramonet. Oui, parce qu'il est attaqué de toutes parts. D'abord il y a l'impact d'Internet. Il est clair qu'Internet, en créant un continent médiatique inédit, a produit un journalisme nouveau (blogs, pure players, leaks.) directement en concurrence avec le journalisme traditionnel. Ensuite, il y a ce qu'on pourrait appeler la « crise habituelle » du journalisme, qui préexistait à la situation actuelle, c'est-à-dire la perte de crédibilité, directement liée à l'accélération générale des médias ; la consanguinité entre un certain nombre de journalistes et d'hommes politiques. Le tout suscitant une méfiance générale du public. Enfin, il y a la crise économique qui provoque une chute très importante de la publicité, principale source de financement des médias privés. Ce qui entraîne de lourdes difficultés de fonctionnement pour les rédactions.

Vous évoquez une perte de crédibilité, pourquoi?

Ignacio Ramonet. La perte de crédibilité des grands médias s'est accentuée ces deux dernières décennies essentiellement comme conséquence de l'accélération du fonctionnement médiatique. La presse n'a jamais été parfaite, faire du bon journalisme a toujours été un combat. Mais depuis le milieu des années 1980, nous avons assisté à deux substitutions. D'abord, l'information en continu à la télévision, plus rapide, a pris le pas sur l'information délivrée par la presse écrite. Cela a abouti à une concurrence plus vive entre médias, une course de vitesse qui laisse de moins en moins le temps de vérifier les informations. Ensuite, à partir du milieu des années 1990 avec le développement d'Internet, et depuis deux ou trois ans avec l'irruption de « néojournalistes », ces témoins-observateurs d'événements (sociaux, politiques, météorologiques, faits divers. ) qui sont une nouvelle source d'information extrêmement sollicitée par les médias eux-mêmes.

Malgré ces pratiques de proximité, le public semble avant tout justifier sa défiance à l'égard de la presse par la promiscuité entre le pouvoir et les journalistes.

Ignacio Ramonet. Pour la plupart des citoyens, le journalisme se résume à quelques journalistes : ceux que l'on voit toujours et partout. Une vingtaine de personnalités connues, qui vivent un peu « hors sol », qui passent beaucoup de temps « embedded » avec les hommes politiques, et qui sont globalement fort conciliants avec eux. Bref, il s'est ainsi constituée une sorte de noblesse du quant à soi, leaders politiques et journalistes célèbres vivent et se marient même entre eux, c'est une nouvelle aristocratie. Mais ce n'est pas du tout la réalité du journalisme. La caractéristique principale de ce métier, aujourd'hui, c'est avant tout : la précarisation. La plupart des jeunes journalistes sont exploités, très mal payés ; ils travaillent à la pige, à la tâche, dans des conditions préindustrielles. Plus de 80 % des journalistes ont de petits salaires, toute la profession vit sous la menace de licenciements. Donc, à tous égards, la vingtaine de journalistes célèbres n'est pas représentative et masque la misère sociale du journalisme français. Et cela n'a pas changé avec Internet, cela s'est même aggravé. Dans les sites d'information en ligne créés par la plupart des médias, les conditions de travail sont encore pires. Est ainsi apparue une nouvelle sorte de journalistes exploités : les forçats de l'info, les pigistes d'abattage, les OS du Web, les galériens du clavier. Ce qui peut les consoler c'est que, peut-être, l'avenir leur appartient.

Dans ces conditions le journalisme peut-il encore se prévaloir du titre de quatrième pouvoir, agit-il encore comme un contre pouvoir?

Ignacio Ramonet. On assiste à une extraordinaire concentration des médias. Si on observe la structure de la propriété de la presse nationale française, on constate qu'elle est entre les mains d'un très petit nombre de groupes. Une poignée d'oligarques - Lagardère, Pinault, Arnault, Dassault. -, est devenue propriétaire des grands médias français. Des médias qui expriment de moins en moins une pluralité mais sont soupçonnés de protéger les intérêts des grands groupes financiers et industriels auxquels ils appartiennent. En ce sens il y a crise du « quatrième pouvoir ». Sa mission historique, qui consiste à créer une opinion publique disposant d'un sens critique et susceptible de participer activement au débat démocratique, n'est plus garantie. Aujourd'hui, les médias cherchent, au contraire, à domestiquer la société pour éviter toute remise en cause du modèle dominant. Les grands médias ont créé un consensus autour d'un certain nombre d'idées (la mondialisation, la construction européenne, le nucléaire, le libre-échange.) considérées comme étant « bonnes pour tout le monde » et qui ne peuvent être contestées. Si vous les contestez, vous quittez ce qu'Alain Minc appelle le « cercle de la raison ». Vous êtes donc dans la déraison.

Vous appelez de vos voux un cinquième pouvoir.

Ignacio Ramonet. Oui, si l'on fait le constat que le « quatrième pouvoir » ne fonctionne pas, cela pose un grave problème à la démocratie. Car il n'est pas imaginable de concevoir une démocratie sans véritable contre-pouvoir de l'opinion publique. L'une des spécificités d'une démocratie réside dans cette tension permanente entre le pouvoir et son respectif contre-pouvoir. C'est ce qui fait la versatilité, l'adaptabilité et la réalité de ce système. Le gouvernement a une opposition, le patronat a les syndicats. Mais les médias n'ont pas - et ne veulent pas avoir ! - de contre-pouvoir. Or il y a une forte demande sociale d'informations sur l'information. Beaucoup d'associations, comme l'Acrimed, par exemple, passent déjà au crible de la véracité, le fonctionnement des médias. Les gens veulent savoir comment fonctionne la manipulation médiatique. Pour mieux s'en défendre. C'est ainsi qu'aujourd'hui nos sociétés démocratiques construisent, dans le tâtonnement bien entendu, un « cinquième pouvoir ». Le plus difficile étant de faire admettre aux médias dominants que ce « cinquième pouvoir » puisse exister et qu'ils lui donnent la parole.

Vous faites dans votre ouvrage un constat alarmant sur l'avenir de la presse écrite en général, qu'en est-il de la presse d'opinion?

Ignacio Ramonet. Les journaux les plus menacés sont, selon moi, ceux qui reproduisent toutes les informations générales et dont la ligne éditoriale se dilue totalement. Si pour le citoyen il est important que toutes les opinions s'expriment, cela ne veut pas dire que chaque média, en son sein, soit obligé de reproduire toutes ces opinions. En ce sens, la presse d'opinion, non pas une presse idéologique qui se ferait le relais d'une organisation politique, mais une presse d'opinion capable de défendre une ligne éditoriale définie par sa rédaction, est nécessaire. Dans la mesure où, pour tenter de combattre la crise de la presse, des journaux ont décidé de mettre sur le même plan, dans leurs colonnes, toutes les thèses politiques, de l'extrême gauche à l'extrême droite, au prétexte que tout se vaut, de nombreux lecteurs ont cessé d'acheter ces journaux. Parce que l'une des fonctions d'un journal, en plus de fournir des informations, est de conférer une « identité politique » à son lecteur. Or désormais, « leur » journal ne dit plus, aux lecteurs, qui ils sont. Au contraire, ils troublent son identité politique et l'égarent. Ils achètent, mettons, Libération et y lisent, par exemple, un entretien avec Marine Le Pen. Pourquoi pas ? Mais ils peuvent y découvrir qu'ils ont peut-être quelques idées en commun avec le Front national. Et nul ne les rassure. Et cela les inquiète. Un tel brouillage de ligne a confondu de nombreux lecteurs. D'autant qu'aujourd'hui le flot d'informations qui circule sur Internet peut leur permettre de se faire leur propre opinion. En pleine crise des médias, le succès de l'hebdomadaire allemand Die Ziet est significatif. Il a choisi d'aller à l'encontre des idées et des informations dominantes, avec des articles de fond, longs, parfois ardus. Et il voit ses ventes s'accroître. Au moment où toute la presse fait la même chose : des articles de plus en plus courts, avec un vocabulaire d'à peine 200 mots. Die Ziet a choisi une ligne éditoriale claire et distincte, et se souvient par ailleurs que le journalisme est un genre littéraire.

S'agissant de cette hyperabondance d'informations, d'Internet et de ses réseaux sociaux, vous évoquez tour à tour sagesse collective et abrutissement collectif?

Ignacio Ramonet. Jamais dans l'histoire des médias on a vu les citoyens contribuer autant à l'information. Aujourd'hui, si vous mettez une information en ligne, elle peut être contredite, complétée, discutée par tout un essaim d'internautes, qui, sur beaucoup de sujets, seront au moins aussi qualifiés, voire plus, que le journaliste auteur de l'article. Donc on assiste à un enrichissement de l'information grâce à ces « néojournalistes », ceux que j'appelle les « amateurs-professionnels ». Rappelons que nous sommes dans une société qui n'a jamais produit autant de diplômés de l'enseignement supérieur, le journalisme s'adresse donc aujourd'hui à un public, qui par segments, bien sûr, très éduqué. Par ailleurs, les dictatures qui veulent contrôler l'information n'y parviennent plus, on l'a vu en Tunisie, en Égypte et ailleurs. Souvenons-nous que l'apparition de l'imprimerie, en 1440, n'a pas uniquement transformé l'histoire du livre, elle a bouleversé l'histoire et le fonctionnement des sociétés. De même, le développement d'Internet n'est pas qu'une rupture dans le champ médiatique, il modifie les rapports sociaux. Il crée un nouvel écosystème qui produit parallèlement une extinction massive de certains médias, en particulier de la presse écrite payante. Aux États-Unis quelque 120 journaux ont déjà disparu. Cela veut-il dire que la presse écrite va disparaître ? La réponse est non, l'histoire montre que les médias s'empilent, ils ne disparaissent pas. Cependant, peu de journaux vont résister. Survivront ceux qui auront une ligne claire, qui proposeront des analyses fouillées, sérieuses, originales, bien écrites. Mais le contexte d'hyperabondance d'informations a également pour effet de désorienter le citoyen. Il n'arrive plus à distinguer ce qui est important et ce qui ne l'est pas. Qu'est-ce qui est vrai, qu'est-ce qui est faux ? Il vit dans un sentiment permanent d'insécurité informationnelle. De plus en plus, les gens vont donc se mettre rechercher des informations de référence.

Comment assurer un avenir à l'information et à ceux qui la font alors que celle-ci est désormais accessible gratuitement?

Ignacio Ramonet. S'il est incontestable que c'est la presse en ligne qui va dominer l'information dans les années à venir, reste évidemment à trouver un modèle économique viable. Pour l'instant, la culture dominante d'Internet est effectivement la gratuité. Mais nous sommes, au moment actuel, entre deux modèles, et aucun des deux ne fonctionne. L'information traditionnelle (radio, télévision, presse écrite) est de moins en moins rentable, et le modèle de l'information en ligne ne l'est pas encore, à de très rares exceptions près.

Au fond, ces nouveaux espaces médiatiques ont-ils une chance de modifier les rapports de domination qui prévalent aujourd'hui au sein même de la société?

Ignacio Ramonet. J'ai consacré, dans mon ouvrage, un chapitre important à WikiLeaks (site Internet qui donne audience aux « fuites d'informations » - NDRL). C'est le domaine de la transparence. Dans nos sociétés contemporaines, démocratiques, ouvertes, il sera de plus en plus difficile, pour le pouvoir, d'avoir une double politique : l'une vis-à-vis de l'extérieur, et l'autre plus opaque, plus secrète, à usage interne, où le droit et les lois peuvent être transgressés. WikiLeaks a fait la démonstration que les médias traditionnels ne fonctionnaient plus et n'assumaient plus leur rôle. C'est dans la niche de leurs carences que WikiLeaks a pu pousser et se développer. Ce site a aussi dévoilé que la plupart des États avaient un côté obscur, caché. Mais le grand scandale, c'est qu'après les révélations de WikiLeaks, il ne se soit rien passé ! Par exemple, WikiLeaks a révélé que, à l'époque de la guerre d'Irak, un certain nombre de dirigeants socialistes français allaient faire allégeance à l'ambassade des États-Unis à Paris pour expliquer aux Américains que s'ils avaient été au pouvoir, ils auraient engagé la France dans cette guerre. Et cela n'a pas fait de vague. Alors que c'était presque de la haute trahison.

Cette évolution vers plus transparence peut-elle alors avoir des effets concrets?

Ignacio Ramonet. Elle va nécessairement jouer sur les privilèges des élites et les rapports de domination. Si les médias peuvent jusqu'ici s'attaquer au pouvoir politique, c'est parce que le politique a perdu beaucoup de son pouvoir au profit des sphères financières. C'est sans doute dans l'ombre de la finance, des traders, des fonds de pension. que s'établit aujourd'hui le véritable pouvoir. Or ce pouvoir demeure préservé parce qu'il est opaque. Il est significatif que la prochaine grande révélation de WikiLeaks concerne justement le secret bancaire ! Il est possible aujourd'hui, grâce aux nouveaux systèmes médiatiques, de s'attaquer à ces espaces occultes. Ce pouvoir est comme celui des vampires, la lumière le dissout, le réduit en poussière. On peut espérer que, grâce aux nouveaux médias numériques, ce sera au tour du pouvoir économique et financier d'être désormais interrogé et dévoilé.

Entretien réalisé par Frédéric Durand

l'Humanité des débats. L'entretien
Médias - le 8 Avril 2011

L'Explosion du journalisme
Ignacio Ramonet

Dans un ouvrage court et percutant, Ignacio Ramonet, décrypte les bouleversements de l'écosystème médiatique. L'avenir de la presse papier, le métier de journaliste, le développement des réseaux sociaux, Twitter et Facebook, des « dispositifs légers“ comme les blogs, des sites de “fuites“ tel WikiLeaks, tout y est analysé des potentialités comme des effets pervers du passage des médias de masse à la masse des médias. L'hyper concentration des médias traditionnels détenus par quelques oligarques ne permettant plus aux médias d'assurer leur rôle de quatrième pouvoir, contre pouvoir indispensable à la démocratie, l'auteur devine et appelle de ses voux un cinquième pouvoir capable d'exercer sa critique sur les médias eux-mêmes. Apte à promouvoir une “sagesse collective“ autant qu'à déclencher un “abrutissement collectif“, l'irruption d'un nouveau système informationnel pourrait non seulement transformer le champ médiatique mais la société elle-même jusque dans ses rapports de dominations. Le journalisme traditionnel se « retrouve un peu comme Gulliver à son arrivée dans l'île des Lilliputiens, ligoté par des milliers de liens minuscules“.

L'explosion du journalisme. Des médias de masse à la masse de médias. Edition Galilée. 2011. 154 pages. 18 euros

13 nov 2011

domingo, 6 de novembro de 2011

A Impren$a que encobre...


¿Gran prensa? Gran encubridora

Eduardo Montes de Oca
Rebelión

Partamos de una verdad apodíctica. Sí, irrefutable de tan evidente. “Hoy losmedios de comunicación constituyen un poder”. La aseveración, de Ignacio Ramonet, director del periódico francés Le Monde Diplomatique, podría parecernos una perogrullada, un lugar común, pero ofrece excelente pábulo para el análisis. Sucede que desde que la burguesía fue tan fuerte como para imponerse a los señores feudales sin necesidad de la ayuda de un rey absoluto, a lo sumo tolerando una monarquía constitucional, comenzó a pontificar sobre los tres poderes del Estado. Evoquemos al filósofo John Locke, o a Montesquieu: Poder ejecutivo, poder legislativo, poder judicial. Luego, con el desarrollo del capitalismo, la prensa sería denominada el cuarto poder. Cuarto poder que, como los otros tres, devenía atributo de una misma sustancia, para emplear la terminología de Benedicto Spinoza. Atributo, adarga del sistema que lo engendró: el capitalismo.


También hoy la prensa constituye un poder, sí. Pero un poder mucho mayor que cuando salvaguardaba al capitalismo premonopolista. Algo que, por supuesto, Ramonet sabe mejor que nosotros. Poder inmenso, por la concentración de las comunicaciones (puro monopolio, acotamos), con su consecuente limitación del derecho a la información, la imposición por esa vía de un pensamiento único, gracias al profundo papel ideológico que protagonizan las corporaciones mediáticas para tal fin… Y si ello fuera todo. El conocido analista de los medios cree que existe un enorme condicionamiento intelectual. “La comunicación, los medios de comunicación de masas se ligan, casi juntos, para, cualquiera que sea su opinión, defender un esquema según el cual la solución neoliberal no solo es única sino que es la mejor. La idea es hacernos creer que estamos en el mejor de los mundos y, aunque vayamos mal, probablemente en otros países se está peor, y si aplicásemos otra política sería aún peor”.

Esa actitud acomodaticia, ese apoltronamiento en que “este es el mejor de los mundos”, fue denunciada en su momento por el irreverentísimo Voltaire, con un personaje de la novela Cándido o el optimismo que ve toda la realidad con lentes color de rosa. Pero, sin lugar a duda, la historia se repite. Si antes drama, ahora farsa. La llamada gran prensa suele encarnar al doctor Pangloss para persuadirnos de lo mismo. Y en su “descargo” asentemos que para ella verdaderamente este tiene que ser un mundo ideal, por la sencilla razón de que, si otrora protegía el sistema que la cobijaba y del que sacaba una jugosa tajada, en la actualidad el salto ha sido cualitativo, porque, al decir de nuestra fuente, “defienden una concepción de la sociedad, defienden una concepción del mundo en la que ellos creen, porque los medios de comunicación están, ellos mismos, muy implicados en la nueva economía”. Lo que significa que la gran prensa ha pasado de alabardero y dueño relativamente menor a gran dueño. A multimillonario vergonzante, ya que sigue escudándose en los sofismas de la libertad de expresión y la objetividad absoluta, entre otros.

Ignacio Ramonet declaraba en cierta ocasión a la prensa que los medios de comunicación han cambiado su situación en la pirámide de poder. “De hecho, los medios de comunicación, que antes aparecían como cuarto poder, porque podían criticar el funcionamiento del poder desde el exterior, hoy constituyen un (único) poder, y siguen sin querer aceptar la idea de que son un poder y que, por consiguiente, tienen que ponerse en causa de ellos mismos”. De esta cita, algo desaliñada porque está hecha de palabras improvisadas, habremos de sacar la conclusión de que esas hipóstasis del poder en el capitalismo, esa sagrada familia que son el poder ejecutivo, el legislativo y el judicial, más la prensa en cuarto lugar, se funden cada vez más, de resultas de intereses materiales comunes. Entonces, ¿podría hablarse de objetividad absoluta a la hora de juzgar a las otras tres cabezas de la hidra y, en última instancia, al poder de los capitalistas, al poder de Don Dinero?

Que nadie nos venga con la libertad de expresión. Los grandes medios tienen hasta su propia guerra. O sea, se involucran con ansia irredimible en la otra: la de misiles contra antiaéreas antediluvianas y armamento ligero. Las rapiñas imperialistas de nuestra época no solamente se despliegan en el plano militar, sino, paralelamente y con similar intensidad, en el tapiz de la comunicación noticiosa.

Veamos, si no —y ya lo señalábamos en otra parte—, las filigranas con que la oposición venezolana ha copado toda la gran prensa de su país, con el objetivo de construir una opinión pública anuente a cualquier acción violenta contra el presidente Hugo Chávez. Prensa que no atinó siquiera a la técnica del avestruz cuando, tras la intentona golpista, se pusieron de relieve las trapisondas mediáticas. Y que se permitió regodearse en el engaño, ahora por omisión: encorsetó la situación con el más espeso silencio, a pesar de que el Gobierno constitucional hizo galas de democratismo acendrado, al abstenerse de clausurar publicaciones mendaces —mejor decir mentirosas— y de confinar en cárceles a plumíferos opuestos a la Revolución Bolivariana.

Evoquemos igualmente, a vuelo de pájaro, el cerco tendido alrededor de Allende, en un Chile donde parece han bebido los pariguales venezolanos del rotativo El Mercurio, entre otros. ¿Alguien consciente habrá olvidado la censura impuesta por los personeros de la Oficina Oval a unos reporteros privados del acceso directo a los centros neurálgicos del conflicto en Afganistán, el de Iraq, y hasta de referirse al monto de las víctimas civiles de la asimétrica arremetida? ¿Dónde queda la tan cacareada autonomía de la prensa? ¿Adónde se fue la tradición de pensamiento representada por el filósofo y economista Stuart Mill (1806-1873), celoso propugnador de la libertad individual y los derechos civiles? Tradición de la que siempre se han enorgullecido los norteamericanos, quienes la han refrendado en la primera enmienda de la Constitución, la cual pone énfasis en la libre expresión de las ideas y, por tanto, en la libertad de pensamiento. La “displicencia” respecto al manipulado caso de los cinco cubanos antiterroristas aherrojados en el imperio se torna prueba (una junto a incontables) de la manera con que la descomunicación (más que comunicación) gringa obvia los pilares en que supuestamente se afinca.

Empero, seamos justos: la relativa heterogeneidad de los propietarios —relativa porque el monopolio se impone y, en última instancia el sistema íntegro, prensa incluida, se yergue como propietario y velador colectivo de la “seguridad nacional” — permite el “milagro” de una noticia escapada, el hecho de que un rotativo revele la componenda de otros. Maticemos. A pesar de que Norteamérica está “agraciada” con el 70 % de la información que anda y desanda el planeta y de que la mayoría de las 25 transnacionales que copan la rama le pertenezcan, algún que otro medio se exhibe parcial o temporalmente apegado a la objetividad. Ah, y ¿qué de ese bumerán que resulta Internet, tachonado de hendijas por donde se filtra el resplandor de la verdad?

Claro, tampoco sin dramatizar ni caer en la hipérbole, la exageración complaciente. La nombrada gran prensa norteamericana, occidental, a la postre cierra filas con la clase política, y denuncia lo erróneo, lo inhumano, solo hasta tanto, o hasta donde, sus propios intereses no sean perjudicados. Es repulsivo conocer que, mientras analistas de valía revelaban que la anunciada guerra contra Iraq mandaría a la baja los mercados del mundo y que, de extenderse —como se está extendiendo—, causaría estragos incluso en la economía gringa —sector turístico, líneas aéreas, aseguradoras, inversores—, se constataba que se beneficiarían, se benefician, junto con las petroleras, ¡las compañías de los medios de comunicación!...

Algo que, a no dudarlo, ofrece base suficiente para concluir que la gran prensa se arroga dos derechos “divinos”: el de dueño, vergonzante, y el de alabardero de un sistema que la cobija, la mima, en bien de los sacrosantos intereses privados. Anverso y reverso, sí, de una misma moneda. Una moneda de oro tintineante.

Reproduzido de La Jiribilla Via Rebelión
26 abr 2005

Ignacio Ramonet: "Hoy los medios de comunicación constituyen un poder"


Ignacio Ramonet: "Hoy los medios de comunicación constituyen un poder"

La manipulación de los grandes medios

- Ante esta sensación de frustración que vive la gente, ¿cómo se transmiten distintos sentidos a una opinión pública que es manipulada a través de los grandes medios de comunicación?

Hay un enorme condicionamiento intelectual. La comunicación, los medios de comunicación de masa, se ligan, casi juntos, para cualquiera que sea su opinión, defender un esquema según el cual la solución neoliberal no sólo es única sino que es la mejor. La idea es hacernos creer que estamos en el mejor de los mundos y, aunque vayamos mal, probablemente en otros países se está peor y si aplicásemos otra política sería aún peor. Esta es la maqueta. Ahí los medios de comunicación juegan un papel ideológico. Defienden una concepción de la sociedad, defienden una concepción del mundo en la que ellos creen porque los medios de comunicación están, ellos mismos, muy implicados en la nueva economía.

- ¿Los medios de comunicación cambiaron su situación en la pirámide de poder?

De hecho, los medios de comunicación que antes aparecían como un cuarto poder, porque podían criticar el funcionamiento del poder desde el exterior, hoy constituyen un poder, y siguen sin querer aceptar la idea que son un poder y que por consiguiente tienen que ponerse en causa de ellos mismos. Veamos lo que acaba de ocurrir en Estados Unidos con América Online (AOL) y Times Warner: es una verdadera revolución, empresas muy antiguas de prensa que defendían el cuarto poder como el Time, que existe desde los años ´20, o la Warner, de la cual todo el mundo ha visto sus películas, han sido absorbidas por una empresa que no tiene ni 10 años de antigüedad.

Y por otra parte una empresa que tiene menos cifras de negocios que Time Warner, una empresa que gana mucho menos dinero que Time Warner, una empresa que tiene menos empleados que Time Warner. Y entonces ¿cómo una empresa que tiene menos capital, menos beneficios, menos asalariados que Time Warner ha podido comprar Time Warner? Unicamente porque lo que cuenta hoy es la valorización bursátil de la empresa y America Online a pesar de los resultados muy mediocres, es una de las empresas de Internet que gana dinero, tiene una valorización bursátil gigantesca, seis veces superior a la Time Warner, entonces la ha podido absorber tranquilamente. Esta empresa tiene ahora una valorización bursátil por ejemplo, que es superior al PBI de Argentina y pesa más que la Argentina en la Bolsa, que toda la Argentina con todas las empresas argentinas, pesa exactamente el 60 por ciento del PBI de España, que es la undécima potencia industrial del mundo.

- ¿Cuál es el rol de los grandes medios de comunicación? ¿Entiende que modificaron sus objetivos originarios?

El rol no es el de comunicar. Antes la comunicación en su sentido amplio tenía tres objetivos: informar, educar y distraer. Cuando tú observas lo que ha ocurrido con America Online, en realidad ahora lo que busca una empresa de comunicación es, primero, vigilar y saber lo que tú compras, qué es lo que tú consumes, qué es lo que tú lees, etc., porque como lo vas a hacer mediante Internet vas a dejar huellas y voy a poder hacer un retrato robot de quién tú eres para venderte luego lo que yo deseo. Eso es lo que me interesa y es lo que vale dinero, que yo sepa quién tú eres. Cuando es más difícil saber cómo es quien lee un periódico o quien asiste la televisión.

Segundo, el objetivo es anunciar, cuanto más se anuncia mejor. Y tercero, es vender, el medio te vende cosas directamente. Cuando tú compras un periódico, en el periódico también hay publicidad, pero tú no puedes utilizar el periódico para comprar esa publicidad, tienes que utilizar el teléfono, o tienes que tomar tu auto e irte al mercado para comprarlo. Mientras que ahora cuando estás manipulando en Internet, el ordenador te sirve para consumir la publicidad, para dejar las huellas que te hacen vigilar y para comprar. Tú compras con tu ordenador. Esa es una revolución. Y lo que hace AOL, precisamente, haya absorbido a Time Warner es este cambio fundamental. Estamos en una era de información en la que ya no hay contenido, ya no interesa para nada, el contenido además se regala hoy en día. La idea es precisamente vender, instalarnos en un mundo futurista con la idea de que ese mundo es mejor que el precedente y por consiguiente se juega con la ideología de la dicha.

Fuente  02/08/2010 La concentración de las comunicaciones con su consecuente limitación del derecho a la información, la imposición por esa vía de un pensamiento único y el profundo papel ideológico que protagonizan las corporaciones mediáticas para tal fin son, entre muchos otros, los puntos que aborda el ex director del periódico francés Le Monde Diplomatique, Ignacio Ramonet, en una extensa entrevista que concedió al director de comunicación de la Central

Reproduzido de La pista oculta
08 maio 2011

Leia também na página do IHU Unisinos, "Os jornalistas hoje são mais exigidos do que antes" (15/09/2011), clicando aqui.

sexta-feira, 8 de julho de 2011

Ignacio Ramonet: O quinto poder


O quinto poder

Ignacio Ramonet

[Publicado na edição brasileira do Le Monde Diplomatique nº 45, outubro de 2003, <www.diplo.com.br>; tradução: Jô Amado; intertítulos da redação do OI]

"Há muitas e muitas e muitas décadas que a imprensa e os meios de comunicação representam, no contexto democrático, um recurso dos cidadãos contra os abusos dos poderes. Na realidade, os três poderes tradicionais – legislativo, executivo e judiciário – podem falhar, se equivocar e cometer erros. Com maior freqüência, é claro, nos Estados autoritários e ditatoriais, onde o poder político se torna o principal responsável por todas as violações de direitos humanos e por todas as censuras contra as liberdades.

Mas também são cometidos graves abusos nos países democráticos, embora as leis sejam democraticamente votadas, os governos eleitos por sufrágio universal e a justiça seja – em teoria – independente do poder executivo. Ocorre o fato desta condenar, por exemplo, um inocente (como esquecer o caso Dreyfus, na França?); do Parlamento votar leis discriminatórias para com determinadas categorias da população (foi o caso, nos Estados Unidos, durante mais de um século, em relação aos afro-americanos, e volta a ser, hoje, em relação a pessoas originárias de países muçulmanos devido ao Patriot Act); dos governos adotarem políticas cujas conseqüências se revelarão funestas para todo um setor da sociedade (é o caso, atualmente, dos imigrantes "sem-documentos" em inúmeros países europeus).

Em tal contexto democrático, os jornalistas e os meios de comunicação consideraram, com freqüência, ser um dever importante denunciar estas violações de direitos. Às vezes, pagaram caro por isso: atentados, "desaparecimentos", assassinatos, como ainda se pode constatar na Colômbia, na Guatemala, na Turquia, no Paquistão, nas Filipinas e em outros países. Foi por este motivo que, durante muito tempo, se falou no "quarto poder". Definitivamente, e graças ao senso cívico dos meios de comunicação e à coragem de jornalistas audaciosos, as pessoas dispunham deste "quarto poder" para criticar, rejeitar e resistir, democraticamente, às decisões ilegais que poderiam ser iníquas, injustas e até criminosas para com pessoas inocentes. Dizia-se, muitas vezes, que era a voz dos sem-voz.

Características novas

Nos últimos quinze anos, à medida que se acelerava a globalização liberal, este "quarto poder" se viu esvaziado de sentido, perdendo, pouco a pouco, sua função fundamental de contrapoder. Ao se estudar de perto como funciona a globalização, ao observar como se desenvolveu um novo tipo de capitalismo – agora, não só industrial, mas, principalmente, financeiro, ou, resumindo, um capitalismo de especulação – esta evidência chocante se impõe. Na atual fase da globalização, assiste-se a um confronto brutal entre o mercado e o Estado, entre o setor privado e os serviços públicos, entre o indivíduo e a sociedade, entre o íntimo e o coletivo, entre o egoísmo e a solidariedade.

O verdadeiro poder está atualmente nas mãos de um punhado de grupos econômicos planetários e de empresas globais cujo peso nos negócios do mundo inteiro parece, às vezes, mais importante do que o dos governos e dos Estados. São eles, os "novos senhores do mundo", que se reúnem anualmente em Davos, no âmbito do Fórum Econômico Mundial, e que inspiram as políticas adotadas pela grande Trindade da globalização: o Fundo Monetário Internacional, o Banco Mundial e a Organização Mundial do Comércio.

É neste contexto geoeconômico que se produziu – no próprio coração da estrutura industrial – uma metamorfose decisiva do lado da comunicação de massa.

Os meios de comunicação de massa (rádios, imprensa, emissoras de televisão, internet) se fundem cada vez mais, em arquiteturas que se reproduzem, para constituir grupos de comunicação de vocação mundial. Empresas gigantes, como a News Corps, a Viacom, a AOL Time Warner, a General Electric, a Microsoft, a Bertelsmann, a United Global Com, a Disney, a Telefónica, a RTL Group, a France Telecom etc., dispõem, atualmente, de novas possibilidades de expansão devido às mudanças tecnológicas. A "revolução digital" rompeu as fronteiras que antes separavam as três formas tradicionais de comunicação: o som, a escrita e a imagem. Permitiu o surgimento e o avanço da internet, que representa um quarto modo de se comunicar, uma nova maneira de se expressar, de se informar, de se distrair.

A partir daí, as empresas de comunicação são tentadas a se constituir em "grupos" para reunirem todas as formas clássicas de comunicação (imprensa, rádio e televisão), mas também todas as atividades que poderiam ser chamadas de setores da cultura de massa, da comunicação e da informação. Três esferas que antes eram autônomas: de um lado, a cultura de massa, com sua lógica comercial, suas criações populares, seus objetivos basicamente mercantis; de outro, a comunicação, no sentido publicitário, o marketing, a propaganda, a retórica da persuasão; e, finalmente, a informação, com suas agências de notícias, boletins de radiodifusão ou de televisão, a imprensa, as redes de informação contínua – em resumo, o universo de todos os jornalismos.

Quando, eventualmente, podem constituir um "quarto poder", este se junta aos outros poderes existentes (político e econômico) para esmagar o cidadão como poder suplementar, como poder da mídia.
(...) 

Portanto, a questão que se coloca, em termos de cidadania, é a seguinte: como reagir? Como se defender? Como resistir à ofensiva deste novo poder que, de certa forma, traiu os cidadãos passando-se, com armas e bagagens, para o inimigo?

Basta, simplesmente, criar um "quinto poder". Um "quinto poder" que nos permita opor uma força cidadã à nova coalizão dos senhores dominantes. Um "quinto poder" cuja função seria a de denunciar o superpoder dos grandes meios de comunicação, dos grandes grupos da mídia, cúmplices e difusores da globalização liberal. Meios de comunicação que, em determinadas circunstâncias, não só deixaram de defender os cidadãos, mas, às vezes, agem explicitamente contra o povo. Como se pode constatar na Venezuela."

Leia o texto completo no Observatório da Imprensa clicando aqui.

quinta-feira, 17 de março de 2011

Ignacio Ramonet: o quinto poder


"Há muitas e muitas e muitas décadas que a imprensa e os meios de comunicação representam, no contexto democrático, um recurso dos cidadãos contra os abusos dos poderes. Na realidade, os três poderes tradicionais – legislativo, executivo e judiciário – podem falhar, se equivocar e cometer erros. Com maior freqüência, é claro, nos Estados autoritários e ditatoriais, onde o poder político se torna o principal responsável por todas as violações de direitos humanos e por todas as censuras contra as liberdades.

Mas também são cometidos graves abusos nos países democráticos, embora as leis sejam democraticamente votadas, os governos eleitos por sufrágio universal e a justiça seja – em teoria – independente do poder executivo. Ocorre o fato desta condenar, por exemplo, um inocente (como esquecer o caso Dreyfus, na França?); do Parlamento votar leis discriminatórias para com determinadas categorias da população (foi o caso, nos Estados Unidos, durante mais de um século, em relação aos afro-americanos, e volta a ser, hoje, em relação a pessoas originárias de países muçulmanos devido ao Patriot Act); dos governos adotarem políticas cujas conseqüências se revelarão funestas para todo um setor da sociedade (é o caso, atualmente, dos imigrantes "sem-documentos" em inúmeros países europeus).

Em tal contexto democrático, os jornalistas e os meios de comunicação consideraram, com freqüência, ser um dever importante denunciar estas violações de direitos. Às vezes, pagaram caro por isso: atentados, "desaparecimentos", assassinatos, como ainda se pode constatar na Colômbia, na Guatemala, na Turquia, no Paquistão, nas Filipinas e em outros países. Foi por este motivo que, durante muito tempo, se falou no "quarto poder". Definitivamente, e graças ao senso cívico dos meios de comunicação e à coragem de jornalistas audaciosos, as pessoas dispunham deste "quarto poder" para criticar, rejeitar e resistir, democraticamente, às decisões ilegais que poderiam ser iníquas, injustas e até criminosas para com pessoas inocentes. Dizia-se, muitas vezes, que era a voz dos sem-voz.

(...) Os grandes meios de comunicação privilegiam seus interesses particulares em detrimento do interesse geral e confundem sua própria liberdade com a liberdade de empresa, considerada a principal de todas as liberdades. Mas a liberdade de empresa não pode, de forma alguma, prevalecer sobre o direito dos cidadãos a uma informação rigorosa e verificada, nem servir de pretexto para a difusão consciente de notícias falsas ou de difamações.

(...) Um dos direitos mais preciosos do ser humano é o de comunicar livremente suas idéias e suas opiniões. Nenhuma lei deve restringir, arbitrariamente, a liberdade de expressão ou a liberdade de imprensa. Mas esta só pode ser exercida por empresas de comunicação mediante a condição de que não sejam transgredidos outros direitos dos cidadãos tão consagrados quanto este, de poder ter acesso a uma informação não contaminada. As empresas de comunicação não devem – sob o artifício de estarem protegidas pela liberdade de expressão – poder divulgar informações falsas, nem conduzir campanhas de propaganda ideológica ou outros tipos de manipulação.

O Observatório Internacional da Mídia considera que a liberdade absoluta dos meios de comunicação, reivindicada em coro pelos patrões dos grandes grupos da mídia mundial, somente poderia ser exercida às custas da liberdade de todos os cidadãos. Estes grandes grupos irão reconhecer que, de agora em diante, acaba de nascer um contrapoder e que este tem vocação para unir todos aqueles que se identificam no movimento social planetário e que lutam contra o confisco do direito de expressão. Jornalistas, professores, ativistas sociais, leitores de jornais, ouvintes de rádio, telespectadores ou usuários da internet, todos se unirão para forjar uma arma coletiva de debate e de ação democrática. Os senhores da globalização declararam que o século 21 seria o das empresas globais; o Observatório Internacional da Mídia (Media Watch Global) afirma que este será o século em que a comunicação e a informação finalmente pertencerão a todos os cidadãos".

Ignacio Ramonet

Publicado na edição brasileira do Le Monde Diplomatique nº 45, outubro de 2003, <www.diplo.com.br>; tradução: Jô Amado; intertítulos da redação do OI

Leia o texto completo no Observatório da Imprensa clicando aqui.

segunda-feira, 28 de fevereiro de 2011

A mídia e a ocultação da verdade


"Mídia, na cabeça de todo mundo, são meios de informação. Para Pascual Serrano, é exatamente o contrário. Desinformação é o título do seu livro que já vai para a sexta edição. Sim, a partir de exemplos do mundo todo, o jovem escritor catalão prova com mil fatos e dados que a mídia são meios de desinformação e não de informação. Meios de ocultação da verdade. De omissão de fatos, de dissimulação. Muitas vezes, de total e absoluta mentira.

Ignácio Ramonet, parceiro e mestre de Serranom, sempre cita o caso mais gritante do começo do século XXI, no qual a mídia criou, manteve e reafirmou milhares de vezes uma tremenda farsa. O caso da invasão do Iraque pelos EUA, em março de 2003. Todas as famosas e renomadas agências internacionais de informação se esmeraram em desinformar o mundo para fazer acreditar que os EUA bombardeariam Bagdá por puríssimo amor à democracia contra o ditador Saddam Hussein.

Depois deste bombardeio midiático mundial de desinformação, 51% dos estadunidenses acreditavam piamente que o tal ditador Saddam tinha participado pessoalmente do atentado às Torres Gêmeas.

Serrano passeia da sua Espanha à África grande e esquecida; da Ásia, com seu Oriente Médio e a “ameaçadora” China à Europa dos Berlusconi e dos Post; da efervescente América Latina bolivariana à Rússia com sua nova Guerra Fria. Em cada caso, ele desnuda os mecanismos de produção de uma visão única e necessária para a manutenção da ideologia e da hegemonia dominante. Isto é, da ideologia do capitalismo neoliberal.

Mas Serrano não deixa nenhuma visão pessimista. Com o realismo de quem não tem medo de ser pessimista na análise, mas otimista no sonho, Serrano ao longo do seu envolvente livro se coloca a clássica pergunta: O que Fazer? Propõe formar e educar as massas vítimas da intoxicação da mídia empresarial, isto é, da classe patronal, a resistir. Tarefa para todo tipo de comunicador é reafirmar que “Outra comunicação é possível”.

Reafirmar e agir para tornar este sonho realidade. Sonho? Sim, mas pode-se pensar em torná-lo realidade. Parafraseando Lênin, após a derrota da primeira revolução russa, em 1905, podemos dizer “Sonhos é preciso tê-los. Mas na condição de confrontá-los constantemente com a realidade e de lutar incessantemente para torná-los realidade”. Pascual, com seu site Rebelión, seus artigos em inúmeros jornais europeus e latinoamericanos, suas palestras pelo mundo afora e seu livro-alerta “Desinformacion. Como los médios ocultam el mundo” está entre os que cultivam sonhos. O sonho de outra hegemonia que a do capital”.

Vito Gianotti

"La mayoría de los ciudadanos considera que, después de leer la prensa o ver los telediarios, está informada de la actualidad internacional. Sin embargo, la realidad dista mucho de ser la imagen unívoca ofrecida por los medios. Este libro recorre los principales acontecimientos de los últimos años mostrando —mediante entrevistas con expertos, bibliografía especializada y consulta de medios alternativos— que lo sucedido no es lo que nos han contando.

Pascual Serrano, con una incisiva mirada, desentraña el funcionamiento de los grandes medios de masas para hacernos comprender que la desinformación es una constante. Lo que creemos que está sucediendo en el mundo es sólo una falsa composición al servicio de unos intereses que van, poco a poco, conformando la opinión pública. La obra, además, propone técnicas y hábitos de lectura para fomentar una nueva actitud, independiente, ante la información y promover así una ciudadanía resistente a la manipulación.

"Desinformación. Cómo los medios ocultan el mundo", recibió una de las cinco menciones honoríficas del Premio Libertador 2009.

"Este nuevo libro de Pascual Serrano establece de modo definitivo, con un catálogo abrumador de hechos, datos y ejemplos, la prueba del ADN de que los medios desinforman". Ignacio Ramonet

Leia mais na página de Pascual Serrano clicando aqui.


Vídeo com entrevista a Pascual Serrano na Pluràlia TV clicando aqui. Série de 13 Vídeos sobre o livro no Youtube clicando aqui.

sexta-feira, 18 de fevereiro de 2011

A tirania da comunicação: Ignácio Ramonet


"Na mídia que agora é planetária, qualquer evento suscita uma corrida por conexões apoiadas por dezenas de enviados espaciais. E isso também ocasiona o que é chamado de “efeito paravento”, em que um evento é utilizado para encobrir outro. Ramonet mostra no terceiro capítulo que os meios de comunicação não dependem do poder político, hoje, o inverso é mais comum.

A mídia, que por muito tempo foi considerada o “quarto poder”, hoje é tida como o segundo poder, pela sua ação e influência, só atrás do poder econômico e mais poderosa que o poder político. Por exemplo, quando todos os meios de comunicação afirmam um acontecimento como verdadeiro, mesmo que seja falso, como duvidar desta verdade?"

Resenha do livro disponível clicando aqui.

terça-feira, 21 de dezembro de 2010

Ignacio Ramonet en CIESPAL: "No hay que confundir comunicación con información"


"No hay que confundir comunicación con información"

Con un auditorio lleno se realizó la conferencia magistral del periodista y director de Le Monde Diplomatique, Ignacio Ramonet.  CIESPAL acogió a 547 personas, entre profesionales, docentes, estudiantes y ciudananía que se dieron cita para escuchar la posición de este pensador español y su recomendación de crear un quinto poder que observe el trabajo de los grupos mediáticos en todo el planeta.

Ignacio Ramonet hizo un repaso de sus tesis antiglobalizadoras a lo largo de la historia de la humanidad y concluyó que el la nueva forma del capitalismo liberal se fundamenta en la tenencia de la información como materia prima, lo que ha hecho que los medios se conviertan en empresas convergentes que integran información, publicidad, entretenimiento y cultura popular, lo que antes de la revolución digital estaba disgregada.

Con la revolución digital, los emporios mediáticos llevan ciudadanos a los anunciantes y no al revés, como ocurría antes, por ello, también, dijo el semiólogo y analista geopolítico, las democracias ya no están en manos del poder político, legítimamente establecido, sino en las de los grupos mediáticos que diversifican su mercado con las finanzas, la banca y el comercio. Por esta razón, dijo, los ciudadanos deben organizarse y crear un “Quinto poder” que vigile y supervise lo que hacen los grupos mediáticos, que ahora ya no informan sino que comunican por todos los medios, es decir, mezclan el periodismo con las relaciones públicas y corporativas.

Leia mais clicando aqui.
CIESPAl 50 años: porque la comunicación es un derecho

terça-feira, 7 de dezembro de 2010

Ignacio Ramonet en CIESPAL


"Los medios son perros guardianes del poder establecido. Son poder ideológico y latifundista".

Ignacio Ramonet en CIESPAL

Veja sua conferência magna no CIESPAl clicando aqui e aqui.